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Portrait de Gérard BRU

L’histoire du Château Puech-Haut est avant tout l’histoire d’un homme qui a bâti son vignoble comme il a bâti sa vie. Partir de rien, créer et réaliser un rêve sans se poser de question, c’est ainsi que Gérard Bru, propriétaire du lieu fonctionne. Il se donne les moyens de ses ambitions et se contente de mettre un pied devant l’autre.

Il y a maintenant quelques décennies, un jeune garçon charismatique à la stature imposante, turbulent, comme on le définissait à l’époque, traçait sa voie. Il achetait ou empruntait un peu tout et n’importe quoi pour le revendre, déjà… Puis vint le temps où l’adolescent se transforma en homme et commença à créer sa première société puis sa deuxième. Il n’avait ni peur du travail, ni de mettre la main à la pâte. Le sens des affaires inné, il sut pérenniser son entreprise. Quelques années plus tard, c’est un industriel à la tête d’une compagnie ne comptant pas moins de 500 employés. C’est alors qu’une plus grosse société, Alsthom, propose de la racheter. Gérard Bru accepte de vendre. Il fera pendant quelque temps des affaires dans l’immobilier d’entreprise avant de préparer son retour à la terre, pensé de longue date. Car, si il fut peut-être trop vite estampillé “industriel”, c’est avant tout un terrien initié dès son plus jeune âge par un grand père qui lui apprit le goût de la chasse et du vignoble dans le minervois. Cet amour fut attisé par le métier de son père, intendant de l’École Nationale Supérieure Agronomique de Montpellier.

Comme pour toutes ses passions, que ce soit le cigare, marque de fabrique du personnage, ou la chasse qu’il pratiqua sur tous les gibiers possibles, éléphant compris, son credo est l’excès. Mais si pour certain, cela se révèle un défaut, chez lui cela se transforme en qualité.

Le départ de l’aventure du château Puech-Haut est le rachat d’une parcelle de terrain pour des raisons sentimentales. Elle se situe à une trentaine d’hectares au nord-est de Montpellier. Pas un cep de vigne alors, que des oliviers et de la garrigue. Le terroir n’était pas encore classé A.O.C., mais pas de doute, un terroir excellent pour la vigne : des sols constitués d’argile, de calcaire et couverts de galets roulés. Les oliviers furent arrachés et des ceps de vignes replantés, le mas fut remplacé par un « château » sorti de terre à partir des pierres de l’ancienne préfecture, ainsi rachetée. Quelques années plus tard, ce fut la première vinification et le début de l’expansion. Le maître de chai, Yves Gruvel, fut débauché d’une cave coopérative, un homme aux pieds solidement plantés dans les terres et les traditions du Languedoc. Et, comme rien ne se fait à moitié à Puech-Haut, Gérard Bru engagea comme conseiller Michel Rolland de 1996 à 2006. Depuis 2008 Philippe Cambie « the » spécialiste des côtes du Rhône et de renommée internationale nous à rejoins au coté de notre oenologue Mathieu Ciampi. Le Domaine compte à ce jour pas moins de 165 hectares.